La maladie psychique ne touche jamais seulement une personne.
Elle bouleverse aussi les relations, les rôles dans la famille, les projets, la confiance et parfois jusqu’à la manière dont chacun interprète les paroles de l’autre.
Les proches veulent aider mais ne savent plus comment s’y prendre.
La personne concernée peut se sentir surveillée, incomprise, jugée ou abandonnée.
Chacun souffre, chacun essaie souvent de faire au mieux — et pourtant le dialogue devient parfois presque impossible.
Je propose un accompagnement spécifique aux personnes concernées par les troubles psychiques et à leurs familles, centré sur la compréhension, le dialogue, l’autonomie et la recherche de solutions concrètes.
Lorsqu’un proche souffre d’une maladie psychique, les questions peuvent devenir très nombreuses :
Que devons-nous faire ?
Faut-il insister ou lâcher prise ?
Comment parler des soins sans déclencher un conflit ?
Comment aider sans tout faire à sa place ?
Comment distinguer la personne de la maladie ?
Comment continuer à vivre nous-mêmes ?
Juste besoin de conseils pour que les choses s'améliorent ?
Les familles peuvent progressivement se retrouver enfermées dans des habitudes de communication où chacun anticipe déjà la réaction de l’autre.
On répète les mêmes arguments.
On essaie de convaincre.
On se met en colère.
On culpabilise.
On se tait.
Puis la conversation recommence exactement au même endroit.
Mon travail consiste notamment à aider chacun à comprendre ce que l’autre essaie réellement de dire derrière les mots, les peurs ou les réactions de défense.
Nous pouvons travailler ensemble pour :
retrouver une communication moins conflictuelle ;
comprendre certaines réactions liées aux troubles psychiques ;
réfléchir à la bonne manière d’aborder les soins ;
aider sans infantiliser ;
poser des limites lorsque cela devient nécessaire ;
sortir des rapports de force ;
préserver la relation familiale ;
redonner une place à chacun ;
réfléchir aux décisions concrètes qui peuvent améliorer progressivement la situation.
Aider quelqu’un ne signifie pas vivre sa vie à sa place.
Une partie du travail consiste souvent à retrouver cet équilibre difficile entre présence, protection et autonomie.
On peut aussi venir me rencontrer soi-même.
Il n’est pas nécessaire d’arriver avec un diagnostic parfaitement compris, ni d’être déjà certain de vouloir changer quoi que ce soit.
On peut commencer par ce qui pose problème aujourd’hui.
Une relation devenue difficile.
Une impression que personne ne nous comprend.
Un traitement que l’on ne veut plus prendre.
Un désaccord avec sa famille.
La sensation d’avoir perdu le contrôle de sa propre vie.
Une difficulté à faire confiance aux professionnels.
Ou simplement l’envie que les choses se passent autrement.
Mon rôle n’est pas de vous convaincre que votre famille a raison.
Il n’est pas davantage de vous expliquer ce que vous êtes censé ressentir.
Nous essayons d’abord de comprendre votre propre point de vue, ce qui vous fait souffrir, ce que vous souhaitez préserver et ce que vous aimeriez voir changer.
À partir de là, il devient possible de réfléchir aux décisions qui pourraient améliorer concrètement votre quotidien.
La schizophrénie fait partie des situations sur lesquelles je souhaite particulièrement travailler.
C’est une maladie autour de laquelle existent encore énormément de peur, de malentendus et de représentations caricaturales.
Elle peut aussi rendre extrêmement difficile le dialogue entre la personne concernée, sa famille et les professionnels.
Dans certaines périodes, une personne peut ne pas percevoir ses difficultés de la même manière que son entourage. Lui répéter qu’elle est malade ou chercher à lui démontrer qu’elle se trompe peut alors renforcer l’opposition plutôt qu’ouvrir une possibilité de dialogue.
Il peut être plus utile de partir de ce que la personne reconnaît elle-même comme étant un problème :
dormir mieux ;
retrouver une activité ;
avoir moins peur ;
retrouver son logement ;
préserver une relation ;
reprendre des études ou un travail ;
ne plus être hospitalisé ;
ou simplement retrouver davantage de liberté dans sa vie.
Les soins peuvent alors être abordés non comme une obligation imposée de l’extérieur, mais comme l’un des moyens possibles pour atteindre des objectifs que la personne a elle-même choisis.
Ce travail ne remplace jamais un psychiatre, un médecin, un traitement ou une prise en charge spécialisée lorsqu’ils sont nécessaires.
Il peut en revanche contribuer à rendre le dialogue autour des soins plus possible.
C’est un principe important de mon approche.
Lorsque deux personnes ne donnent pas le même sens à une situation, répéter plus fort les mêmes arguments ne suffit généralement pas.
Il faut parfois commencer par comprendre la logique de l’autre.
Cela ne signifie pas être d’accord avec tout.
Cela signifie chercher le point à partir duquel une conversation redevient possible.
Les cartes que j’utilise pendant certaines séances peuvent être particulièrement intéressantes dans ces situations.
Une image, une émotion, une valeur ou une question choisie dans un jeu permet parfois d’exprimer quelque chose qu’une conversation directe n’arrivait plus à faire émerger.
La carte devient alors un objet intermédiaire.
On ne débat plus immédiatement de « qui a raison ».
On commence par parler de ce que chacun voit, ressent, souhaite ou redoute.
Et quelquefois, c’est suffisant pour rouvrir une porte.
Mon intérêt pour ces questions n’est pas uniquement théorique.
J’ai moi-même connu la maladie psychique et le chemin du rétablissement.
Cette expérience m’a conduite à chercher pendant plusieurs années à comprendre ce qui permet aux choses de s’améliorer — mais également ce qui, malgré de bonnes intentions, peut parfois aggraver l’incompréhension entre une personne malade, ses proches et ceux qui la soignent.
J’ai approfondi cette réflexion par de nombreuses lectures, rencontres et échanges avec des personnes concernées, des familles et des professionnels, ainsi que par mon expérience auprès de Schizo’Oui.
Elle nourrit également mon travail d’écriture sous le nom de Claire Balthazar, autour de la maladie psychique, du traumatisme, du rétablissement et de la relation entre patients, familles et soignants.
Ce parcours m’a surtout appris une chose :
une personne ne se résume jamais à sa maladie.
Même dans une situation très difficile, il reste généralement possible de chercher le prochain petit changement susceptible d’améliorer les choses.
Je ne promets pas de résoudre une maladie psychique en quelques séances.
Ce serait irréaliste.
Je propose de travailler sur ce qui peut effectivement être travaillé ici et maintenant :
le dialogue ;
la compréhension ;
les relations ;
les décisions ;
l'aider à choisir de se soigner ;
le rapport aux soins et aux aides qui existent ;
les projets ;
et la manière dont chacun peut progressivement retrouver une place plus juste.
Il n’est pas toujours nécessaire que tout change immédiatement.
Parfois, il suffit d’obtenir un premier mouvement dans la bonne direction.
Une conversation qui se passe mieux.
Un rendez-vous accepté.
Une décision prise ensemble.
Une limite enfin comprise.
Un proche qui cesse de s’épuiser.
Une personne qui recommence à imaginer un avenir.
C’est souvent ainsi que les choses commencent à aller mieux.
Les séances peuvent concerner :
la personne elle-même,
un ou plusieurs membres de sa famille,
ou, lorsque cela est pertinent, plusieurs personnes ensemble.
Nous commençons par comprendre la situation actuelle et par identifier ce que vous souhaiteriez voir changer en premier.
→ Prendre rendez-vous
Cet accompagnement ne remplace pas une consultation médicale, psychiatrique ou psychologique et n’a pas vocation à modifier un traitement prescrit. En situation d’urgence psychiatrique ou de danger immédiat, il faut s’adresser aux services d’urgence compétents.
En cas d’urgence vitale : 15 ou 112. En cas de détresse ou d’idées suicidaires : 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit 24h/24 et 7j/7. » Le 3114 s’adresse aussi aux proches inquiets pour quelqu’un.